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Castanets

Interview vidéo de Castanets, photo concert et compte rendu. Interview par joey


Interview vidéo Castanets


25min by joey

Milkymee , Jana hunter & Castanets

2 videos - 4 photos

Arrivés en retard au Point éphémère, Raymond Raposa et Jana Hunter montent sur la scène et tout de suite font les réglages qui ne dureront pas très longtemps, le temps de jouer quelques notes sur le matériel réduit : une guitare, une basse, le laptop et toutes les quatre ou cinq pédales d’effet. Juste arrivés, tout ce déroulera quelques heures plus tard après la choucroute sur le balcon et…
Après avoir attendu plus d’une heure que le concert commence. La lumière arriva sous la forme d’une petite boule clignotante allumée comme on pourrait se défouler sur un anti-stress et posée sur le clavier qui se révèlera être Le seul moment de lumière du set.
On les a supportés ces accords ressassés, joués, rejoués, et déjà vu, parce qu’ils sont les plus simples parce qu’il est facile de les faire sonner et facile à se faire apprendre en colonie de vacance où par le gars assis dans le canapé, d’une soirée un peu tiède toutes cigarettes allumées. Powerchords à foison, un clavier qui rentre quand tout le monde l’attend et des gestes maniérés qui en disent long. Le tout surmonté par une backing guitar telecaster Squier semblant fraîchement achetée. Une crise retardé ou bien le petit plaisir de jouer « dans une salle parisienne » pour la première fois. Quand Boulder Dash apparut sous les « Ddamage », « ouais p’tit Bou ! », cris venus des manteau kakis assis sur la scène un verre à la main. On comprit très vite qu’ils faisaient partie de la famille et de la longue liste d’invités venus pour applaudir la jeune promue. Le soir où il ne fallait surtout pas mesurer l’inventivité ou l’audace au nombre de clap, sinon la vedette était volée honteusement.

Derrière ils durent attendre en soufflant jusqu'à ce que le matériel soit enfin rangé, les boîtes fermées et le champ libre pour brancher leurs pédales aux amplis et à la guitare. Assis au fond, il disparaîtra quand la lumière s’éteindra d’un clin d’œil donné. Jana Hunter est seule sur scène avec la basse et la musicmaster turquoise de Ray. Pas de seconde guitare, elle n’a pas eu le temps de prendre sa parlor le jour où il est passé devant chez elle avec le camion de la tournée en lui annonçant la nouvelle. Pour l’aventure, un sweater à capuche gris, un polo uni vert et les chansons de son Understaring heirs of doom en poche.
All the best Wishes avec un seul spotlight en arrière plan. Des doigts souplement posés sur le manche de basse remplaçant la guitare. Rien n’est enlevé. Usant de l’écho sur sa voix pour l’emmener encore derrière, là où elle regarde, derrière ses lunettes et la mèche qui se rabat devant son visage. Un sourire lorsque la sangle se détachera, pour reprendre du début. Le spot light s’éteint.

Rapidement, installer l’ordinateur, vérifier ce problème avec la pédale verte dont il se servira comme séquenceur dans la suite de l’histoire. Pas de blague ce soir, parce qu’il ne parle pas français comme il nous a dit mais plutôt parce qu’il n’aime pas parler… Il reste planqué sous sa casquette à la minime visière et sous son manteau de femme marron à capuche en fourrure poivre gris et sel marin. En dessous, Sa barbe et ses longs cheveux viennent un peu plus former cette grotte autour de sa lèvre inférieure.
Castanets empile ses pistes, l’introduction devient la base du morceau sur laquelle les autres viendront s’additionner. Il sait ce qu’il fait. Pas un mot ne sera échangé. Jana Hunter reste en retrait observe concentrée et chante lorsque le micro en demande. Démarrant à chaque fois avec une ligne de base - celle du disque – en brodant par- dessus le canevas sombre et fourni, coloré et construit. Il a dompté sa guitare, mais elle garde toujours ses sursauts nerveux : quand la corde sonne plus que prévu, quand les doigts en accrochent une de plus, garantissant des accords différents. Castanets enchaîne en gardant toujours ce même fil matérialisé par un « + » sur la setlist. Il quitte son manteau, qu’il ouvre sur une chemise de cow-boy avec boutons de perle et broderies guitares rouges sur ornements blancs et argent. Pas en jean mais en tissu sombre bleu.
Les morceaux durent de plus en plus longtemps. Tout seul il va les allonger et les faire évoluer dans des « improvisations » yeux fermés. Posant son laser bleu sur les cordes, les pédales sont maîtrisées. Dans la durée, sa position sur scène a son importance. Il cale ses jambes dans son jean, moulé, mollet contre tibia légèrement penché en avant. Un peu comme s’il avait mal au ventre, en gardant la guitare plaquée contre lui.
Pas de boîte à rythme vintage mais un laptop posé devant, à sa gauche. Pour lancer les séquences, une rythmique pour garder certaines cellules enregistrées actives sur scène. Plus surprenant, Castanets engagera une interaction avec la machine qui donne l’impression de tout recracher à l’envers instantanément.
A genoux, la guitare calée, Raymond n’affichait pas une expression convaincue ce soir là. Il aura chaud et lâchera sa casquette. Ensuite il ouvrira convulsivement les pressions de sa chemise laissant apparaître un t-shirt noir Jack Daniels. Silencieux et le visage fermé, une main passe dans ses cheveux humides collés sur son front.
Il fera quelques pas en avant pour A song is not the song of the world et sortira après un rappel. Il reviendra ensuite débrancher ses pédales, plier l’ordinateur et emporter sa guitare. Elle sera rangée précieusement dans sa valise usée à coté du sac de couchage et des lignes d’écriture.

joey

Vidéos


CASTANETS - A SONG IS NOT by joey


JANA HUNTER - THENAGLE by joey


Photos by joey


Joey


Interview Castanets
En savoir plus sur Castanets
Le songwriter et musicien Raymond Raposa évolue sous le nom de Castanets. Il est le fils d’un journaliste expatrié, il quitta l’école à 15 ans et voyagea a travers les états unis en bus ce qui lui donna une nouvelle vision musicale inquiétante de la vie américaine. Avec l’aide des musiciens réputés de San Diego comme des membres de Tristeza, Pinback, Rocket from the Crypt et du label Asthmatic Kitty, Castanets a pu créer ces sombres ballades et ces musique prenante de contes hantés sortis des clichés, ce qu’il appelle le “derailed psych-country.”.
Depuis Castanets a partagé la scène avec les groupes secrets de San Diego comme Hella, Rob Crow, Acid Mother’s Temple, The Dirty Three ou encore les sombres guitares du Six Organs of Admittance. Maintenant, Ray Raposa est en train d’écrire un roman qui prolonge le champs de vision de son premier album Cathedral, qui s’appellera What Kind of Cure.




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