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Kilo

Florian Bogner et Markus Urban improvisent avec leur laptop essayant d’atteindre la perfection technique qu’un saxophoniste de jazz s’exigerait. Leur album « Kilo » est sorti en fin d’année dernière chez Onitor.


Votre musique fait elle référence à un dernier rêve ?

Non. C’est plutôt de l’imagination. Pas dans le sens de rêver mais d’une manière plus réelle, comme de capturer toutes sortes d’impressions et créer quelque chose de nouveau avec.


Je pense qu’à la différence du premier album, le deuxième album est moins ambient mais avec plus de ruptures dans la musique ? Qu’est ce qui as changé pour vous ?


Nous voulions que le nouvel album “Kilo” soit plus complexe et dense qu ”Augarten” et nous voulions aussi travailler un plus large éventail de sons. Une des idées d’ « Augarten » était de générer un son très homogène à travers tout l’album. Avec le nouveau matériel, nous avons essayé de creuser dans différentes directions, casser un peu plus les structures et aussi être plus concret et clair avec les influences et les styles avec lequel nous travaillons.


Est-ce que l’organisation de vos morceaux est faite par de simples processus : construction, déconstruction, illusion digital/acoustique ou transformation ?


En fait, tu ne peux pas vraiment dire ce qui vient en premier, pour nous c’est d’une certaine façon tout ensemble au même moment. Nous improvisons beaucoup autour de constructions rythmiques et nous coupons les sessions en même temps, un peu comme une méthode de collage. Le processus de travail est similaire à ce que nous avons pu faire avec les guitares dans « Aurgarten », mais avec un plus large éventail de sons et de sources sonores ou encore d’instrument solistes (Trompette, basses) pour l‘album. Nous voulions avoir plus de parties «jouées» distinctes.


Vous jouez avec un processus mathématique ou pas ? Comment composez vous vos morceaux ?


Nous utilisons des processus mathématiques pour générer des structures hors de la prise de son, avec des patches max/msp ou des effets installés pour les sessions d’enregistrement par exemple. Mais quand il commence à se former un morceau, nous composons de manières classiques, alors que l’improvisation devient de plus en plus importante pour nous.

Nous expérimentons beaucoup avec des manipulations en temps réelle ou non, certain pour changer par hasard le timbre de nos sons, d’autres pour extraire des structures. Ce pourrait être l’influence qu’a sur nous la musique sérielle de Stockhausen ou Ligeti d’une part, et de John Cage de l’autre dans l’utilisation de principes aléatoires.

Dans quel univers sonore et sensitif composez-vous ?


Composer prend une grande partie de nos vies, la plus importante, donc notre univers est notre environnement de tous les jours, les gens avec lesquels nous vivons, nos salons/studio ….
Nous essayons de toujours garder nos oreilles et nos esprits ouverts pour de nouvelles influences et de nouveaux sons.

Vous captez beaucoup de sons dans votre vie et les ajoutez dans vos morceaux. Quels sont les nouveaux objets ou sources de sons que vous désireriez intégrer dans vos prochains morceaux ?


Nous voudrions commencer à travailler avec les possibilités de la voie humaine, qui peut varier d’un chant «normal» à la manipulation de la voie utilisée comme un son. Et nous voulons jouer avec plus d’instruments en direct (saxophone, violons, percussion, …) et de porter l’improvisation à la base de nos morceaux, non pas pour improviser sur le morceaux mais pour commencer à partir de ces éléments improvisés.

Quelle est selon vous, la force des rythmiques minimales dans vos morceaux ?


Tout est dans le rythme, qui fait avancer le morceaux, peut être que tu pourrais dire que nous essayons de générer notre propre style de music influencé par la techno/house music. Dans quelques morceaux tu peux aussi voir les «beats» comme un contraste avec les autres éléments qui se rajoutent… (« spiegel » sur Kilo ou «nachteil» sur notre premier album )

Cette direction de composition est vraiment nouvelle et nous ne reconnaissons pas directement vos influences musicales. Quelle est la meilleur pièce de votre collection de disque ?


Nous écoutons beaucoup de musiques différentes, de la pop music des années 80, Miles Davis, Frank Zappa, John Coltrane, Orb, ….
Le Jazz en général a une grande influence sur nous parce que c’est toujours une mixture d’improvisation et de construction basé sur la perfection technique des musiciens. Ceci ouvre une vaste quantité d’expression musicale. C’est ce que nous voulons réaliser avec nos laptops.


QUESTIONS UK


Is your music about a last dream ?


No. It's about imagination, but not in a sense of dreaming but in a very realistic way, like capturing impressions of all kinds and creating something new out of it.

I think, the difference between the two albums is a music less ambient than the first album and with much more rupture ? what has changed for you?


We wanted the new album KILO to be more complex and dense than augarten, to work a wider range of sounds.
One of the ideas of augarten was to generate a very homogenic sound through the whole album, with the new material wie tried to move on in different directions, to break up structures more, and also to be more concrete and clear with the influences and styles we work with.

Is the organisation of you tracks is done by a simple process : construction, deconstruction, illusion digital/acoustic or transformation


Afterwards, you can't really tell which stage comes first, for us it's somehow all together at the same time. We do a lot of improvising over rythmic layouts and cut the sessions together again, a bit like in a collaging process. The working process is similar to what we did with the guitars on augarten, but with a wider range of sounds and sources or even solo instruments - like horn, trumpet or double-bass for this album. We wanted to have more significant "played" parts.

You play with a mathematical processus or not ?
How do you compose a track?


We use mathematical processes for generating structures out of the sound footage, e.g. max/msp patches or effect setups for recording sessions, but when it comes to build a track out of these pieces we do that like classical composing, whereas improvisation gets more and more important for us.
we experiment a lot with realtime and nonrealtime manipulations, some to chance the timbre of our sounds others to map or extract structures out of material.
this might be an influence we get out of serial music like stockhausen or ligetti on the one hand, but on the other hand we use the aleatoric principle like cage did.

What is your visual, sonic & sensitive universe when you composed ?


Making music simply is a part of our lives - the most important part - so our universe is our daily life surroundings, the people we live with, our living room studios...
we always try to keep our ears and minds open for new influences and sounds.

You caught a lot of sounds in your life and then you put them in your tracks. What are the new objects or sources of sounds you want to use in futur tracks ?


We want to start working with the possibilities of the human voice, which can range from "normal" singing to manipulating voice and use it as sound. And we want to play/use more live instruments e.g. saxophone , brass, strings, drums,... and to improvise more as a base to our tracks, not to improvise over a track, but to start from scratch.

What’s the force of the minimal beats along your tracks ?


It's about the rhythm, which keeps the tracks going forward, maybe you could say we are trying to generate an "own" style of techno/house influenced music.
in some tracks you can also see the beats as a contrast to the other things going on... e.g spiegel on KILO or nachteil from our first album.

This way of composing is so new, and we don’t simply reconized your musical influences. And what is the best piece on your record collection ?


We are listening to a lot of different music, early eighties pop music, miles davis, frank zappa, john coltrane, orb,...
jazz in general has a big influence on us because its always a mixture of improvisation and composition based on technical perfection of the musicians. this opens a vast amount of musical expression. That is what we want to achieve with our laptops.


Thibaut


Interview Kilo
En savoir plus sur Kilo
Florian Bogner et Markus Urban forment le duo viennois Kilo. Il développe avec des instruments et des sons très différents, une musique minimale mais très dense dans les surfaces. Florian et Markus s’inspire et compose dans la pure liberté et abstraction et capte ses instants pour les réorganiser en post production.


Kilo

Onitor
24/11/2006




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