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Teenage Bad Girl

Découverte du duo Français Teenage Bad Girl issu de cette nouvelle scène dance. En véritable cocotte minute prête à exploser et telle une « USB dick » de 40 go saturée, le duo Parisien nous en met plein les oreilles que ce soit avec les pseudos attaques de guitare, les découpages sur-traités ou encore leurs vocodeurs et ruptures frénétiques.


Présentez-vous rapidement, on ne connaît pas beaucoup de choses sur vous ?

Guillaume, 25 ans, je suis né à Paris. J’ai des origines perses, mais ma mère est née en Bretagne, et mon père dans le Limousin. J’ai commencé la musique très jeune, en prenant des cours de batterie quand j’avais 8 ans, puis des cours de guitare 5 ans plus tard. J’ai fait pas mal de rock avec des potes dans des garages et j’ai commencé à toucher un ordinateur et Cubase vers 18 ans en rencontrant Jean, qui a d’ailleurs réalisé notre premier clip.

Greg, 25 ans, je vis en région parisienne depuis 1 an. Je suis originaire de Jarny en région Lorraine. J’ai une formation de piano classique. J’ai également joué dans pas mal de petits groupes punk/rock en temps que batteur, bassiste ou guitariste. Je me suis mis à la production de musique electro il y a 7/8 ans.

Votre musique arrive en plein dans la figure et semble être aussi aguicheuse que la créature de Parra sur la pochette. L’effet « rentre-dedans » et provocant est-il celui recherché ?

Guillaume : Le but est toujours de faire réagir les gens, de ne pas laisser indifférent. Faire danser reste la voie principale, tout en restant mélodique et breaké dans les arrangements.

Greg : C’est vrai qu’on voulait une ambiance particulière pour la cover, quelque chose d’à la fois aguicheur et naïf. Ca peut paraître provocant, mais ça reste finalement très enfantin.

Il y a une sorte d’effet orgasmique sur chaque morceau, vous ne trouvez pas ?

Greg : Si vous le dites ! c’est cool, ce genre de réaction fait toujours plaisir.

Guillaume : Si tu parles de sensation de montée, oui, on essaye toujours de construire nos morceaux en progression, avec des breaks calmes au milieu pour laisser respirer, et une fin la plus apocalyptique possible… C’est un peu ça quand je fais l’amour ouais. (rires)

Dans « Hands of a stranger » il y a un clin d’œil à « Windowlicker » d’Aphex Twin. Ce morceau pop terriblement avant-gardiste avec son clip « bitch » et champagne a retourné la tête de beaucoup de personnes, vous en faites parti ?

Guillaume : Personnellement oui, j’ai toujours été fasciné par ce morceau. Et c’est vrai qu’en 99, il a marqué un grand coup dans la musique electro.

Comment êtes vous arrivé à créer cette matière sonore monstrueuse qui, malaxé, donne cet hybride pop et dance ?

Guillaume : C’est sûrement le résultat de tout ce qu’on écoutait jeunes. Aussi bien 2 Unlimited que Nirvana, Prodigy ou Daft Punk. Toutes ces musiques s’enchaînaient sur nos radios.

Greg : En tout cas en matière de production, Daft Punk a démocratisé ce « gros » son dont tu parles, ultra compressé et exagérément gonflé dans les basses. La musique electro actuelle reprend le groove du funk, l’énergie du rock, les mélodies de la pop, et les breaks du hip-hop.

D’un point de vue sonore, comment faites vous pour traumatiser autant vos rythmes et étouffer le son dans un blanc limpide lors de vos cuts ? La compression ?

Greg : en fait le son n’est jamais utilisé tel quel : il est effectivement super compressé, mais aussi trashé et dénaturé à fond. L’important est de gardé dans le son la pêche nécessaire pour que ça groove !

« Cocotte » et les couleurs « bleu blanc rouge » de la cover soulignent le fait que vous êtes Français. Qu’est ce que cela évoque et représente pour vous ?

Guillaume : C’est une idée de Parra, ce sont aussi les couleurs de la Hollande, son pays. Ca donne un petit coté cabaret à notre musique, c’est cool.

Greg : On aime le bon vin ! nan mais l’album s’appelle « cocotte », difficile à comprendre pour les étrangers, donc on les met sur la voie avec les couleurs de l’album pour leur dire : « vous inquiétez pas, c’est français »

Ed bangers et jeune et vous êtes en filiation direct avec leur mouvement. C’est une génération de gens qui a grandit avec les même références et qui a les même envie en ce moment ? Comment les décrivez vous ?

Guillaume : Oui, comme je disais tout à l’heure, on est tous d’une génération qui écoutait beaucoup de musiques. Celles des radios, mais aussi celles qu’écoutaient nos grands frères, Queen, Police, Michael Jackson… Puis les groupes guitar hero comme les Guns, ou les Rage, qui ont accompagné notre découverte des musiques techno, avec Motorbass, Daft Punk, Super Discount…

Greg : On aime aussi Jeanne Mas et Véronique Jeannot ! ces musiques peuvent paraître super kitsh, mais les mélodies sont terribles…

Existe t‘il un live de Teenage Bad Girl ou cela reste du DJ set ?

Guillaume : Oui il existe un live, que l’on va jouer lors de nos prochaines apparitions, au Dour Festival, ou Fuji Rock Festival au Japon…

Greg : On joue le plus de choses possibles sur scène, synthés, talk box, pads rythmiques… même si l’on est limité niveau matériel, et qu’on aimerait encore en faire plus.

thibaut


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