|
Avant de monter s’asseoir près d’une
fenêtre, Devendra Banhart lui proposa un citron tout droit
sorti du réfrigérateur en prétextant, «
On a toujours besoin d’un citron avec soi ! » Mais
pas Andy Cabic...
Interview (29min) by joey
Après ça, son calme se dissipa d’un
seul coup, ou bien c’était un peu d’excitation
car l’heure approchait. Andy Cabic est accroupi en train
de dresser la liste des titres de ce soir sur un coin de table.
Il demande autour de lui, Ã Saunders, Ã Brent et
répond parfois négativement pour « Double
» ou encore « Been So long » qu’il inscrira
quand même sur la setlist entre les anciens et nouveaux
morceaux. Il savait très bien ce qu’il allait jouer…Bottes
made in El Paso, jean Bootcut vintage, chemise rentrée
et chapeau de magicien anglais. Il n’avait pas ce jour là ,
ses lunettes de soleil pour cacher ses yeux clairs des projecteurs
rouges.
Comme Kevin Barker n’est pas de la tournée,
il faudra oublier les Red Lantern girls. Quelques flexions de
jambes pour marquer le tempo. Les solos sont joués en se
regardant. La batterie rentre, les notes démarrent, il
lui suffit de joindre ses pieds pour entamer son pas de danse
favori qui consiste, guitare en main, Ã se servir de ses
talons comme de pivots pour glisser sur les planches de «
Won’t be me ». Devendra Banhart ne dira rien et restera
en retrait. Noah Georgeson rejoindra la scène après
deux chansons quand il faudra jouer les quelques notes cristallines
de « You may be Blue ». Otto Hauser sous son chapeau
de paille laissera ses bras agir, aveugles, guidés par
la musique et Alissa restera studieusement assise. Dans la chaude
féerie de Vetiver, le seul regret est de ne pas avoir dit
« Down at el Rio » au moment voulu. Juste avant de
ranger le stylo…
… Joey
Vetiver sera à Paris le 12 septembre. Quelque part…
Photo : Noa Azoulay
|