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House Arrest
Ariel Pink's Haunted Graffiti Paw-tracks / (2006-01-24)
Dès les premières notes, une euphorie secrète envahi. Beaucoup de sons en même temps, des cuts à la main mais dans cette édition 2002, Ariel Pink a acquis plus de facilité dans l’utilisation de ses machines, une dextérité dans le rembobinage.
Renouvelé à chaque fois, costumé, il devient le crooner du 8 piste cassette. Accrocheur, rein ne laisse deviner à l’intro la direction qu’il va prendre En constante mutation, monté sur des batteries « toutes cymbales agitées ». Chaque numéro en laisse voir un peu plus sous le chapeau jusqu’au moment ou tout va dépasser et lâcher. En image subliminal dans le virage menant au refrain sur people i’m not guitare solo batterie buccale, les innovation se portent au niveau de la façon de chanter qui l’emmène beaucoup plus haut. Une guitare qui sature avec un jack usé, l’empilement des pistes arrivant à créer une pièce montée dans laquelle il a caché une explosion fluo. Rien n'est propre. Construction complètement déstructurée, coupures audibles (saillantes). Encore plus travaillé son jeu penche à la fois dans le futur et le passé, mais reste d’un coté : le premier ; celui de l’urgence créatrice et foisonnante. Les sourcils demandeurs sur un west coast calamities mélancolique. Même quand il s’essaye à la « chanson » avec accords grattés et poings serrés, la basse, comme une ombre, suis les mouvements de ses doigts et rend la chose bien différente. Ces rythmes qui lui sont particuliers finissent par nous faire croire qu’il fait toujours beau à L.A. Ariel Pink aime naviguer entre les retranchements sans complexes de ses multiples voix. On savait déjà qu’il exécutait les cascades lui même… Sa galerie de personnages lui offre à chaque fois une perruque et un masque différent. Parfois une moustache pour la voix grave, une casquette à hélice pour une voix de tête ou une robe brillante dans ces histoires aventureuses sur les montagnes d’Hollywood. Avant le break, quand le rythme s’accélère « Dig it honey ! » le leitmotiv est lâché. Une affaire de lèvres mordues une recherche dans le riff. Atteindre l’ultime pop song et passer à une autre. Dénué de samples mélodiques cette fois ci, House arrest s’étend sur une palette plus grande, allant des instruments acoustiques (encore plus nombreux) invitant un piano planant sans s’ éloigner de son vieux électronique au touché plastoc’ Trop de preuves pour discréditer un certain génie dans le sens de la mélodie l’auréole acquise d’office avec presque automatiquement, l’assurance de retrouver le titre de la chanson quelque part dans les paroles. … il ne faut pas demander à ce gamin sale, du feutre plein la bouche d’aller se laver. Il préfère partir en vélo ou grimper dans les arbres. Sifflant pour ne pas se faire repérer usant de gros mots et d’obscénités, il laisse une chambre sans dessus dessous. Mais avait il vraiment dans l’idée de retrouver une chose perdue… Tracklist
En savoir plus sur Ariel Pink's Haunted Graffiti Du haut des montagnes de Los Angeles, Ariel Pink, nom de la petite sirène dans sa version américaine, n’aurait jamais pensé un jour voir son album secret, intitulé The Doldrums, enregistré à la maison seul avec ses instrument et sa bouche en guise de drum kit. Jusqu’au jour où la bande bizarre d’Animal collective passa par là, écoutèrent et l’invitèrent sur leur tournée. Après cela il fut signé sur leur label Paw-tracks pour sortir cet album agrémenté de nouveaux titres spécialement sous le nom de Ariel pink’s Haunted graffiti. Ensuite il sortira au compte goute les cinq ou six autres qu'il avait en réserve. www.hi-nu.com/musique/Ariel Pink's Haunted Graffiti/ |
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