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A collection of little secrets
Donna Regina Tricatel / (2004-06-01)
Le jardin dans lequel Donna vit attire un ensemble de végétations et d’espèces adeptes d’une humidité chaude et de liberté simple. C’est un jardin suspendu, sans fleurs à mi-hauteur, c’est une entière masse organique nuancée de quelque goûtes d’eau. Günther Jannsen discerne ce paysage dans son objectif photo en prenant le temps d’y affecter un filtre flou et un grand angle.
Les différentes couleurs se mélangent et se brouillent lentement pour accompagner les romantiques ballades de son jardin secret. En fait, son jardin est introuvable. L’espace de vie est réverbérant sans être brillant ce qui le rend massif et presque oppressant. La vie intérieure est joyeuse, berçante et sans animosité. Seul quelque papillons tonales atterrissent et jouent avec Donna.. « a collection of a little secrets » est en quelque sorte le jardin de Donna le plus fleuri, regroupant toute ces plus belles ballades, dans un seul guide. On ne pourra s’empêcher de conseiller « why » pour sa volupté, « why do you ask » pour sa suspension, « who’s you who’s me » pour sa brillance, « rain » pour les conditions climatiques, « let’s get slow » pour sa patience et fragilité, « passer –by » pour son énergie, ……………… Tracklist
En savoir plus sur Donna Regina Murmurées, chuchotées, susurrées, incarnées du bout des lèvres, les chansons de Donna Regina ne se dévoilent effectivement pas sur un claquement de doigt. Loin d’être tapageuses ou exhibitionnistes, elles ont besoin de silence et d’attention pour se faire entendre. Dans le passé, Donna à croiser les clubbers sur le dancefloor, grâce à d’habiles remixes signés par les Allemands Isolée ou Michael Mayer (Kompakt). Le génial et avisé Matthew Herbert, chef de file d’une techno à visage humain et nourrie de sons concrets, est, tombé sous le charmes.En 1996, il sort un maxi de Donna Regina sur son label. Ce couple (Regina et Günther Jannsen) , à la ville comme en studio, préfère définitivement l’intimité à la surexposition, la confection pointilleuse à la production industrielle. A l’écart de toute scène formelle, ils s’amusent depuis une dizaine d’années à réaliser des ravissants et romantiques courts-métrages sonores, des vignettes magiques et mystérieuses comme des films de vacances abandonnés sur la plage. Ils en demeurent d’ailleurs les seuls acteurs puisque, autour de la voix craquante et mutine de Regina (elle a été hôtesse de l’air !), son mari manie avec délicatesse machines, clavier, guitare (parfois hawaïenne). Depuis 1999 et la sortie de « A quiet week in the house », leur aventure désintéressée et élégante est définitivement entrée dans le domaine public (merci encore à Matthew Herbert pour son lobbying). En effet, si le groupe respecte les fondamentaux de la pop, il ne laisse pas un quelconque passéisme refroidir ses élans et rétrécir son horizon musical. La force de « A quiet week in the house » et des deux albums qui l’ont suivi, « Northern Classic » (2002) et « Late » (2003), vient de l’apparente simplicité des compositions et des arrangements. www.hi-nu.com/musique/Donna Regina/ |
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