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Fantômes
Joakim Versatile / Pias (2003-03-24)
Fini le jazz électro sauce Joakim Lone Octet où Joakim Octet, autant de noms tel un fantôme de la musique ne voulant être situé. Cette réincarnation en fantôme est plus que jouissive pour ce jeune parisien a cheval entre NY et Paris, étant donné la splendeur de son art.
Aucune restriction dans cet opus: du minimaliste et de l’electronica croisés à des "ambiances Hitchcockienne", du punk New Yorkais aux instruments classiques voir primaires.On trouve même des influences d'un Pierre Henry en plein expérimentation dans les années 70. Rien ne gêne ce fantôme, ce qui permet donc à Joakim de n'être estampillé ne serait-ce qu'en maître Dans une atmosphère stressante et très rétro, "John" nous livre des synthés très chauds, suivis de son épilogue le temps d'une musique textuelle. Sous une ombre d'Hitchcock et d'une petite dose de classicisme, des orgues stridents et pianos passifs se parlent le temps du "prélude à une mouette" La mouette prit son envol à l'appel des sons de cloches, sous des battements légers et pures. L'électro est pris par les cordes fines et graves introduisant un semblant de voix. « L’amour, c’est pas pour les caniches » nous offre une petite fuite jazz aux nuances très fines et parfois pleines d'espoir. La rythmique plutôt happy décroît rapidement et s’embellie en rapports musicaux minimalistes. Toujours dans le même esprit Jazz mais plus speed, un énergique et décadent rift de batterie nous envoie dans les profondeurs d'un jazz déstructuré et profondément agressif dans « Cotton gun ». Le surréalisme de "Resistance on an island" est hors pair. Dans un étrange espace sonore très répétitif mais très appétissant et hypnotique, une énergie s'entretient et se libère d'un force indéfinissable. Beat stressé et une dose de DFA sont la mixture parfaite avec la vague punk-electro du moment. "Come into my kitchen" incite tout de suite à suivre les instructions du fantôme .Son envoûtement est irrésistible. Une alchimie parfaite entre le mystérieux, le tragique, le suspens et l'électro, une pièce irréelle et subversive.
En savoir plus sur Joakim Joakim Bouaziz est JOAKIM, acteur majeur de la nouvelle vague des musiques électroniques françaises. Issu du conservatoire, il apprend le piano des l’age de 6 ans avec le Maitre Abdel Rahman El Bacha. Pendant son adolescence, il découvre le rock indé puis s’immerge dans l’électronique via des labels comme Warp ou Mo’Wax, au milieu des années 90. C’est presque par hasard qu’il s’intéresse à la production, le jour où un camarade de lycée laisse un synthétiseur dans sa chambre. Il découvre de nouvelles possibilités sonores, et envoie ses démos à Gilb’r, patron de Versatile. Après quelques mois de travail, le premier album de Joakim ‘Tigersushi’ sort en 1999 sur la division Future Talk de Versatile, dédiée à des musiques plus expérimentales. Un album ludique qui emprunte nombre de samples au jazz modal des années 60... www.hi-nu.com/musique/Joakim/ |
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